Montée au Refuge Albert Ier - alt. 2706m pour ensuite tenter l'Arête Forbes sur le Chardonnet, dimanche.
"Sportivement" nous choisissons de longer le coteau pour accéder au refuge. Autrement dit... nous prenons les télécabines au village du Tour (au fond de la Vallée de Chamonix) pour monter jusqu'à Charamillon et là nous prolongeons encore avec le télésiège jusqu'au Col de Balme... hihi
« Pour atteindre le refuge ? Vous gagnez une heure en montant jusqu'au col », nous explique la caissière. Le choix a donc vite été fait !
Départ 15h au bas du Col de Balme, arrivée 16h30 au refuge, rythme tranquille qui n'empêchera aucunement deux magnifiques ampoules à mes talons durant ces 500m de dénivelée et l'observation fascinante d'un mille pattes qui donne vraiment l'impression de glisser sur le sentier, puis d'une coccinelle à 2600m !
Les autres itinéraires ? je vous en parlerai pour le retour dimanche !
Première vue sur un petit bout du Charonnet et le Glacier du Tour. La neige est sale ? mais non, pas du tout, elle est sablée plutôt. Et ouais... ce n'est pas le big blue sky.
Le Chardonnet reste couvert, enfin, il y a beaucoup de vent et il joue à cache-cache, très vite ! On espère que la météo annonçant une fenêtre beau temps aura raison. Sinon, je vais peut-être devenir superstitieuse... ça serait alors la deuxième tentative échouée... ?
Pour l'arête Forbes, il faut remonter le glacier par sa rive droite (= à gauche sur la photo) pour passer par au-dessus (pas bon de couper dans le glacier). On arrive alors à hauteur du Chardonnet. Après le premier triangle rocheux, on remonte dans le glacier (pente neigeuse raide) et hop, on longe toute l'arête jusqu'au sommet, puis on descend par l'autre côté : monter à gauche-descendre à droite sur la photo... vous suivez ? On ne va pas nécessairement sur le massif rocheux plus foncé et plus bas, on descend à travers le glacier pour ensuite rejoindre notre poste d'observation actuel.Protégés des rafales, tranquillement adossés au premier refuge en bois, inauguré le 30 août 1930 par son parrain le Roi Albert 1er de Belgique, séquence repérage de l'itinéraire avec lecture de carte, altimètre, relevé de points gps, recherche de trace aux jumelles...
Cette première construction est toujours employée et sert également d'abri en hiver (non gardé) pour les alpinistes. Elle a été agrandie en 1935. Le grand refuge de pierre situé à côté date de 1959.
On s'annonce à la gardienne du refuge. « Ahhaa vous voulez faire l'arête Forbes ? Réveil à ... » Qui devine ?2 heures du matin !!!
Du coup, on sera du premier service repas à 18h15 et une bonne heure plus tard, dodo ! eh oui.
Comme toute nuit en refuge, il y a les sempiternels ronfleurs malheureusement inévitables semble-t-il... et zut , j'ai oublié mes boules Quiès grrr. Il y a aussi, les aller et venues dans le dortoir, trop chaud-trop froid avec une petite fenêtre qui se fait ouvrir-fermer-ouvrir-fermer... L'altitude qui fait qu'on dort moins bien, avec des rêves plus agités et l'appréhension de la course aussi. S'endormir, se réveiller, penser pendant une heure qu'on n'arrivera visiblement pas à se redormir en voyant le temps passer et les heures de sommeil diminuer, se rendormir quand même. Avoir soif. Habituel...
Est-ce que le guide appelle l'hélico ?



Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire