lundi 1 janvier 2007

2 / Chronique chilienne - épisode 0

Chroniques d'un voyage

Carnet de route : Chili 2007

Episode 0
Santiago de Chile -1

Date:
03/01/2007 05:17:00

¡Holà !
J'étais rentrée un mois
Oui, pas n'importe lequel de surcroît
Un mois pour "digérer" l'intensité et la densité du Niger
Un mois pour me "poser" et préparer le prochain voyage
Il n' y a que le temps qui fasse son travail, en s'écoulant : c'est vrai ça, on ne met rien en oeuvre consciemment une fois qu'on s'est régalé d'un bon et riche repas !

Par contre, j'ai poursuivi mon nomadisme, j'ai été tout un mois en transit, c'est particulier, ça ne permet pas de se poser justement : une semaine par-ci, une autre par-là, chez lui, chez toi... Avec un gros panier en paille tressée (! décidément) et un sac Ikea.
Pas réussi à avoir l'espace et la tranquillité pour reprendre et travailler mes notes du Niger. Initialement, j'avais pensé rester en montagne à Chamonix. Et finalement, la ville m'a attrapée, s'est rendue indispensable, des rendez-vous agendés chaque jour et voilà.

Un rythme étrange que celui du mois de décembre : la frénésie des achats, l'impatience voire l'agressivité des gens, l'abondance de tout, la précipitation de la population qui est aussi bien épuisée en cette fin d'année sous un stratus genevois déprimant...

Rien lu, rien potassé, pas une bribe d'espagnol apprise ! Nada !
Du coup, j'entends presque interloquée toutes les annonces dans cette langue.
Hey ! Va falloir que je m'y mette.
C'est amusant, je me sens avoir une sorte de résistance : peut être une forme d'appréhension qui se logerait là, un peu cachée. Vrai que dans/ pour mes destinations africaines, j'ai généralement privilégié les pays francophones...

Autrement, ce n'est que réjouissance, euphorie, impatience, curiosité à la découverte inédite de ce continent.

Le plaisir d'être accompagnée à l'aéroport et d'avoir un peu de temps pour papoter, comme c'est agréable et bon. Cette amitié là : une présence forte et solide, un lien qui tient et se moque bien de la distance et du temps à venir. C'est, et voilà.

Être happée par le sommeil, violemment, oui, rébellion contre la nuit blanche que je viens de passer, je sombre dans l'avion GE-Madrid. De toute façon, c'est le soir, fait nuit, rien à voir par le hublot !

Le terminal madrilène est flambant neuf, la tête renversée on dirait que je planerais au-dessus de dunes en lamelles de bois. Les couleurs de l'arc en ciel vont en dégradé sur les poutres supportant ce plafond ondulé : ça me plaît bien ce clin d'oeil au Sahara que je viens de côtoyer!

Yeess! J'ai un siège hublot, derrière l'aile droite.
Bouhou mon petit écran télé est complètement HS.
L'avion pour 13heures de vol, c'est vraiment pas confort, même si le sommeil vous aspire... y a toujours un moment où c'est une question quasi de survie que de se déplier : je reste debout pendant une petite heure en vacillant dans les allées !
Au-dessus de l'Atlantique, c'est nuit, pleine lune et beaucoup de nuages. Entrapercevoir un fleuve ou une rivière et ses méandres qui serpentent ... c'est difficile de saisir l'aspect réel de la végétation quand on est si haut... forêt ? dimension des arbres ? amazonie ?
En se rapprochant de la cordillère, qui est couverte de nuages, des étendues plates de cultures en Argentine.
Rien de tel que ces vues aériennes pour approcher les formes géométriques : bien sûr des carrés et rectangles à profusion et aussi des triangles, plus rares les hexagones si si et des cercles. Et pour mieux saisir les représentations cartographiques aussi, l'avion c'est bon. On devrait pouvoir emmener les mômes en l'air franchement, y a tant de choses qui deviennent plus claires et perceptibles avec un peu de hauteur et de recul...
Il suffit de se rendre en Espagne par exemple pour se rendre compte des limites, du régionalisme presque de la langue française : là , c'est espagnol, anglais et allemand qui sont présents. On me regarde avec cette sympathie désolée et en même temps quelque chose qui exprime "mais le français, c'est si peu de gens, c'est tellement limité par rapport à la taille de la planète"
"On est bien peu de chose et mon amie la rose me l'a dit ce matin"
Quantité négligeable, voilà les mots les plus justes !

J'aime : voir des sommets enneigés et la terre, le plissé des montagnes brunes-sèches pelées avec des reflets rouge-rouille.

Un standard ? Se faire arnaquer en prenant le taxi à l'aéroport... C'est tellement la précipitation dès qu'on sort et on est tout déboussolé.
Pas d'odeur particulière de prime abord.

Du monde, beaucoup, ne pas oublier qu'ici :
1. c'est l'été= fait beau et chaud, les gens sont en tongues alors que moi, j'ai mes chaussures de rando sisi
2. les vacances, les grandes-longues
Ville au visage occidentalisé, grande, très étendue

Sommeil : moins 4heures pour avoir l'heure d'ici. Il est 5h15 du matin pour vous... dodo pour moi

A suivre : Santiago, impression d'une ville
A+
Bise
Evelyne
;-)

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